1 juin 2016

Revue : avril et mai.

En avril et mai, j'ai chroniqué pour les webzines Un dernier livre avant la fin du monde et Addict-Culture quelques très beaux livres qui me tiennent à cœur et qui ont tout à fait leur place ici. Les voici donc, accompagnés de quelques lignes des critiques que vous pouvez consulter dans leur intégralité sur les liens associés.





La Scie patriotique, Nicole Caligaris, avec Denis Pouppeville, éditions Le Nouvel Attila, 2016.

La Scie patriotique, Nicole Caligaris, avec douze dessins de Denis Pouppeville.

Un dernier livre avant la fin du monde, 26 mai.

La Scie patriotique est irréprochable. Dès la première page, le lecteur est happé et sait que le livre ne va pas le lâcher, que les mots vont rester. Le silence. Le blanc. Le blanc foulé au pied qui devient boue. L’humanité qui devient boue. La boue qui colle les vêtements aux corps, colmate les pensées, cimente entre elles la bêtise et l’absurdité.

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La Scie patriotique, Nicole Caligaris, avec douze dessins de Denis Pouppeville, éditions Le Nouvel Attila, 2016.




Quelques rides, Fabien Clouette, éditions de l'Ogre, 2015.

Quelques rides, Fabien Clouette .

Addict-Culture, 19 mai.

Revenir à ces premières pages, pour s'accrocher à l'intrigue quand les suivantes désorientent. Puis comprendre que le livre n'est pas contenu dans les faits. Que les événements et les lieux sont prétextes et matières. Que tout se joue dans les mouvements et les glissements, le cadrage, la focale. Dans les images qui surviennent. Celles que l'auteur induit, celles que l'on recompose à partir des fragments happés, celle que l'on invente. Apprécions que l'on nous ouvre la cage et que l'on nous relâche, lecteurs fauves, dans le livre. Prenons le risque d'une lecture libre.

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Quelques rides, Fabien Clouette, éditions de l'Ogre, 2015.




Esquisses révolutionnaires, John Reed, éditions nada, 2016.

Esquisses révolutionnaires, John Reed.

Un dernier livre avant la fin du monde, 12 mai.

John Reed ébauche en quelques pages d’une écriture fluide, aisée et mêlée d’oralité une galerie de portraits éclectiques. Il porte un regard vif et tendre sur l’humanité, oscillant entre une lucidité accrue quant à la dureté des situations dont il témoigne, une ironie mordante envers la bien-pensance et l’hypocrisie bourgeoise, et un idéalisme révolutionnaire tendant parfois à la rêverie.

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Esquisses révolutionnaires, John Reed, traduction (anglais) Jean-Christophe Bardeau préface des éditeurs, éditions nada, 2016.




O. P. (Ordre Public), Ramón Sender, éditions Le Nouvel Atilla, 2016.

O. P. (Ordre Public), Ramón Sender.

Un dernier livre avant la fin du monde, 6 mai.

Portrait de l’univers carcéral espagnol sous la dictature de Primo de Rivera, O. P. (Ordre Public) tressaille sous les bourrasques de la prosopopée filée, séditieuse et subversive qui unit l’intérieur et l’extérieur de la prison, porte la voix de la révolte et de la colère, dénonce l’injustice, provoque les détenus et les confronte à eux-mêmes. L’on y retrouve avec bonheur l’écriture très visuelle de Ramón Sender, militante et poétique, empreinte d’une étrangeté de laquelle surgissent parfois des diables, des insectes froids et mous succubes d’aigrettes végétales ou une bile vénéneuse qui engendre fouets et garrots.

Lire la suite : http://www.undernierlivre.net/o-p-ordre-public-ramon-sender/

O. P. (Ordre Public), Ramón Sender, traduction (espagnol) Claude Bleton, éditions Le Nouvel Atilla, 2016.




Rire enchaîné. Petite anthologie de l’humour des esclaves noirs américains. Thierry Beauchamp, éditions Anacharsis, 2016

Rire enchaîné. Petite anthologie de l’humour des esclaves noirs américains.

Un dernier livre avant la fin du monde, 14 avril.

Rire enchaîné, polysémie et double poids des chaînes : le rieur est esclave et l’humour est entravé, dissimulé sous le sous-entendu et les « histoires en apparence inoffensives mais qui reflètent, sur le fond comme sur la forme, le désir de liberté ». Subversifs atours de naïveté qu’appelle la privation de toute liberté d’acte et de parole.

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Rire enchaîné. Petite anthologie de l’humour des esclaves noirs américains, textes choisis, présentés et traduits (anglais) par Thierry Beauchamp, éditions Anacharsis, collection « Famagouste », 2016.



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